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Evaluer les effets différés de pesticides sur les ouvrières et la reine chez l’abeille mellifère : du gène à ma colonie
Freddie Jeanne Richard, DR INRAE
Mme Richard présente le concept de biodiversité. La biodiversité c’est une question de nombre d’espèces mais aussi de diversité génétique qui permet d’offrir de la résilience. La biodiversité est menacée partout dans le monde :
La pollinisation est en danger à cause d’une chute drastique des populations d’insectes, des pollinisateurs sauvages. Malheureusement, les pollinisateurs contribuent à la survie de 80% des espèces végétales. Depuis 50 ans, le déclin semble s’accélérer :
Pour l’abeille mellifère, 4 catégories de facteurs qui interagissent sont connues :
L’impact de ces facteurs peut être étudié selon plusieurs dimensions : au niveau des populations, de l’individu, des cellules, de l’ADN, …
Certains produits phytosanitaires ont été retirés par application du principe de précaution :
De 1993 à 2015, on constate une augmentation importante de la toxicité des produits sur les insectes en particulier.
Mme Richard présente ensuite plusieurs expérimentations qui montrent l’impact des néonicotiniodes.
Etudier l’impact des produits phytosanitaire est compliqué car le nombre de matières actives et de spécialités est important et ils peuvent être combinés. L’impact dépend également de la nature des expositions, la durée des expositions, le type d’effet (létal ou sublétal), …
Les effets sublétaux peuvent porter sur le développement des insectes, leur immunité, leur communication, …
Concernant les fongicides :
La suite de l’exposé se concentre sur le Boscalid :
Il existe également un impact du Boscalid sur les reines et il s’agit d’un champ d’étude de l’orateur :
L’oratrice relate les impacts constatés suivants lors d’une expérimentation sur des reines nourries par des ouvrières ayant ingéré du sirop contaminé avec du Boscalid
Pollinisation, socialité et communication sur les ressources chez l’abeille mellifère
L’après pause est consacrée à la pollinisation. En effet, concernant la pollinisation, l’oratrice rappelle que :
L’estimation de la valeur générée par la pollinisation est de 235 à 877 milliards d’euros (2016) et 35% de la production mondiale dépend de pollinisateur mondiale.
L’oratrice présente plusieurs exemples de pollinisateurs :
Ceux-ci sont attirés :
La qualité des fruits peut dépendre du nombre de pollinisateur qui ont visité la fleur.
La suite de l’exposé revient vers les insectes eusociaux dont le mode de vie est caractérisé par :
Ainsi, dans une colonies d’abeilles, les différentes tâches sont caractérisées par le fait que :
La coopération implique différent moyens de communications dont les plus connus sont les danses :
L’oratrice indique ensuite l’intérêt et les moyens pour déterminer où butinent les abeilles. Il est possible d’utiliser :
La suite de l’exposé décrit la « géodancehive », dispositif proposé par l’équipe de l’oratrice et qui a montré son efficacité pour déterminer, en plein champ, les zones de butinage exploitées par les abeilles d’une colonie.
La précision de l’interprétation de cette danse est remarquable. En enregistrant en continue dans la « geodancehive » et en utilisant un programme pour interpréter cette danse, les expérimentateurs sont arrivés à une précision étonnante pour trouver les zones de butinage où les abeilles s’étaient rendues.